Iznogoud Kalife : la rue de Verdun imaginée par le GPS

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Iznogoud Kalife : la rue de Verdun imaginée par le GPS

Donat ROBAUX

Petite lecture distrayante en ce WE de printemps.

http://www.estrepublicain.fr//edition-de-verdun/2015/03/27/verdun-le-gps-indique-une-rue


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Re: Iznogoud Kalife : la rue de Verdun imaginée par le GPS

Pierre-Yves Berrard
Le 28 mars 2015 18:52, Donat ROBAUX <[hidden email]> a écrit :

Petite lecture distrayante en ce WE de printemps.

http://www.estrepublicain.fr//edition-de-verdun/2015/03/27/verdun-le-gps-indique-une-rue

Le fameux "Oeuf de Pâques".
La période tombe bien.

PY

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Re: Iznogoud Kalife : la rue de Verdun imaginée par le GPS

verdy_p
ce n'est pas la premiere fois qu'on trouve ces incongruïtés insérées volontairement par les éditeurs de données protégées juste dans le but de prouver une utilisation abusive et une violation de leur licence (et pas que dans la cartographie, les Pages Jaunes françaises en sont bourrées !)
Comme les éditeurs ne veulent pas communiquer là-dessus (secret commercial et industriel), il n'y a que quand ils reçoivent des plaintes des utilisaturs qu'il les "corrigent" (mais en en ajoutant d'autres disséminées statistiquement dans les données...)
En cartographie il est facile d'insérer ces "œufs de Pâques par des tracés à la géométrie tres improbable ou erratique : il suffit de mettre des "encoches" en zig-zag par endroit, dans des zones où ce n'est pas trop gênant pour l'interprétation des cartes).

Même le cadastre le fait pour symboliser aussi visuellement des tracés imprécis (où un relevé détaillé n'a pas été fait mais juste estimé par quelques segments peu détaillés entre deux zigzags  : la position de ces zig-zags sur un tracé permet de repérer justement que le tracé est issu du cadastre, si on a utilisé le tracé tel quel, seulement notre utilisation du cadastre est légale et ce n'est pas gênant si on trouve ces tracés erratiques par endroit, on a une licence valide et la DGFiP ne nous attaquera pas sur la démonstration de ces tracés, d'autant plus qu'on indique qu'une partie tres importante de nos données en France en sont issues en mentionnant la paternité)

D'autres œufs de Pâques sont des bâtiments qui n'ont jamais existé, ajoutés sur des terrrains vides, des petits chemins piéton qui n'ont jamais été réellement mis en place et même pas praticables (ou barrés par une clôture ou un fossé), ou simplement prolongés poru se connecter de façon imaginaire à un autre chemin proche.

Même dans OSM on fait des tracés imaginaires (par exemple dans les carrefours traversant une place, on positionne arbitrairment un point central d'interconnexion quelquepart sur cette place, unoiquement pour assurer cette interconnexion, même chose sur la position relative des embranchements de bretelles d'entrée ou de sortie d'une voie à chaussées séparées : tant qu'on n'a pas réellement tracé les ilots de séparation, ces décrochages sont assez arbitraires mais cherchent juste à régulariser les angles) :

Ici joue l'interprétation de celui qui fait le tracé, dans des marges acceptables qui permettent d'approcher correctement le trajet suivi par un véhicule roulant à la vitesse limite autorisée, et devant anticiper ses virages (et c'est pratique justement pour la navigation assistée, mais aussi pour faciliter le travail de logiciels de routage qui cherchent les chemins évitant les virages trop serrés afin de prendre les bretelles les plus pratiques), car dans OSM on se place dans l'optique d'un réutilisateur, mais pas dans celle de les induire en erreur ou chercher à les dépister, on élimine donc volontiers les erreurs et approximations (et même souvent on indique que des données sont approximatives et devraient être revues)...

Alors que les éditeurs de données protégées eux les taisent et font comme si de rien n'était et en ajoutent (ils tiennent certainement une base de données secrete des endroits où ils ont mis ces incongruïtés dans les données qu'ils distribuent afin de pouvoir en suivre statistiquement le nombre (y en a-t-il assez pour protéger leurs données ?) et aussi savoir quoi faire quand ils ont plus tard de nouvelles données utiles à intégrer qui entreraient en conflit : ils savent instantanément que ce sont des pseudo-données et qu'avant de les supprimer, ils doivent regarder s'ils ne devraient pas en recréer d'autres à proximité, afin de protéger justement les nouvelles données réelles qu'ils veulent ajouter, et mettre à jour alors leur base de données secrete)

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De tels œufs de Pâques existent en grand nombre chez Google (pire, maintenant ils sont insérés de façon imprévisible mais spécifiquement pour chaque utilisateur profilé, car tout le monde ne voit pas les mêmes cartes Google depuis mai 2014 où toutes les cartes ont commencé à être "personnalisées", et elles le sont maintenant de façon systématique pour tout le monde depuis septembre dernier) : il n'est plus possible même pour un bot analysant les cartes de Google de débusquer des œufs de Pâques visibles par d'autres utilisateurs.

D'autres œufs de Pâques sont visibles par tout le monde  ou presque (par exemple Google se permet d'ajouter ou supprimer des accents ou ajouter des mots parasites dans les noms de rues, ou modifier des masculins et féminins, ou remplacer "avenue" par "boulevard", changer des prénoms, ajouter ou remplacer des titres comme "commandant". même signalés à Google, les corrections mettent des mois à être prises en compte (mais peuvent revenir "aléatoirement" plus tard, car Google utilise ces erreurs comme source possible pour ses œufs de Pâques "personnalisés" : il conserve les versions historiques avant corrections et les réinjectent quand bon lui semble : j'ai pu le prouver en comparant des cartes affichées simultanément sur un smartphone et sur un PC, caches Internet initialement vidés, avec des comptes Google distincts et des connexions IP différentes -- avec les deux profils utilisateur distincts on ne voit pas les mêmes choses et les géométries visibles sont subtilement différenciées).

Une autre façon pour Google est, dans les rendus à faible résolution, de sélectionner "pseudo-aléatoirement" les liste des noeuds constituant un tracé polygonal simplifié : ces tracés sont reproductibles (même caches internet vidés) par un seul et même profil utilisateur Google, mais pas par un autre. Visiblement Google a les moyens sur ses serveurs de faire des rendus spécifiques, contrairement à nous où nos rendus sont les mêmes pour tout le monde utilisant les mêmes requêtes web. Il sait faire ses rendus essentiellement à la demande et n'a plus besoin de faire des prérendus, sauf comme source secondaire si la charge instantanée des serveurs de rendu personnalisé est trop importante, afin de répondre vite avec un rendu par défaut sans ralentir la navigation : il ne fait pas du rendu personnalisé sur toutes ses "tuiles" mais sur certaines et leurs voisines (pour faire les raccordements), ce fond de rendu par défaut n'est plus directement accessible, c'est devenu un cache totalement interne partagé entre ses serveurs de rendu à la demande (qui surajoutent alors dessus les infos personnalisées et les distribuer de façon inséparable).

On n'utilise même pas la géolocalisation de l'IP pour faire des rendus différents selon le pays de résidence, comme l'avoue volontiers Google qui n'affiche par exemple pas les frontieres russes autour de la Crimée de la même façon si l'on est en Ukraine ou l'Union européenne ou si l'on est en Russie...). Nous on se contente juste, comme le fait Wikimedia, de mentionner les différentes revendications disputées selon le principe de "NPOV", mais en retenant tout de même comme attributs principaux ceux reconnus le plus largement au niveau international (source ONU privilégiée)

Depuis peu aussi Google fait du rendu personnalisé aussi pour ses rendus 3D (y compris dans StreetView : il peut sélectionner les photos utilisées ainsi que les notations superposées: linéaires, surfaciques ou libellés).

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Bref les données de Google sont de plus en plus "plombées" un peu partout de façon imprévisible de l'extérieur.

Et plus on utilise ses services (en enrichissant son profil utilisateur personnel), plus la quantité de données personnalisées augmente sur Google Maps, Google Earth, Google StreetView. Ainsi que sur tous les autres sites affichant une cartographie Google ou utilisant ses APIs cartrographiques (elles aussi toutes associées à une "API key" spécifique pour chaque service : si le service a dépassé ses quotas, il perd le bénéfice de ses personnalisations mais Google affiche encore une carte, cette fois personnalisée selon le profil de l'utilisateur final du service, ce qui veut dire aussi que Google peut déterminer quels liens publicitaires payées par d'autres afficher à la place de celles souscrites par le service utilisant son "API key" dont les quotas payés ont été dépassés : Google en profite même pour privilégier des sites concurrents et forcer la main de ceux dont l'API key a ses quotas dépassés !).

Quand on entre dans l'univers Google Maps, on ne peut plus en sortir facilement : au départ c'est facile, ça marche tout de suite et cela semble gratuit mais on finira par payer de plus en plus cher.

Heureusement OSM propose un systeme alternatif plus stable et plus prévisible, où rien n'est caché et où chacun peut créer ses personnalisations et sélections selon ses besoins, et contribuer de façon plus collaborative. Si les cartes OSM sont trop lentes sur les serveurs par défaut, chaque service peut mettre en place son propre rendu et améliorer les performances pour son propre service.

Par exemple, si McDonald veut voir sur son site un rendu affichant juste les restaurants McDonald et pas ceux de Quick, il peut le faire avec les données d'OSM, pas avec Google Maps sauf en payant Google de plus en plus cher pour l'usage de son "API key" spécifique McDonald (faute de quoi Google fera disparaitre des éléments McDo, masquera les enseignes McDo dans GoogleStreetView pour les rendre non reconnaissables mais au contraire démasquer les enseignes de restaurants voisins) !

Et McDonald peut mettre en place son propre rendu OSM pour garantir les performances sur son site, ou utiliser les services un des fournisseurs de carto basées sur OSM (et respectant nos normes de neutralité des données distribuées : le but étant que si nos données ne sont pas suffisantes, McDo pourra contribuer à OSM pour l'enrichir, tout comme le peut aussi Quick. Le tout sans perdre pourtant le contrôle de ce qu'il veut afficher ou privilégier sur ses sites web s'il a envie de masquer Quick dans son rendu pour son site). McDo peut maîtriser ses coûts, c'est lui qui décidera, pas Google (via ses grilles tarifaires et dans ses restrictions de plus en plus nombreuses de ses API "publiques") et on lui offre le l'infrastructure par le choix des fournisseurs ou par l'utilisation de ses propres serveurs.

Et ce n'est pas parce que McDonald ou Quick auront enrichi la base OSM que les autres réutilisateurs seront empêchés de préférer d'autres personnalisations (y compris pour masquer McDo et Quick !) pour d'autres usages où on n'a rien à faire de la restauration locale. Notre neutralité collaborative (NPOV) ne cherche pas à privilégier un usage plutôt qu'un autre, même quand il est au début plus minoritaire .

Avec le temps ces usages minoritaires trouvent de nouvelles applications et permettent d'innover pour de nouveaux types de services, puis développer des échanges entre services dans des domaines similaires en leur permettant de collaborer entre eux (et donc aussi optimiser leurs coûts de mise en œuvre, d'exploitation et de maintenance) : OSM (comme aussi Wikimedia) crée des "communautés" thématiques (où figurent à la fois des utilisateurs individuels, les plus nombreux, les collectivités et services publics officiels, et les services commerciaux et où chacun y trouve "son compte", ses usages et possibilités de personnalisation, et la liberté d'y entrer ou d'en sortir à tout moment, et d'y revenir plus tard)...



Le 28 mars 2015 21:45, Pierre-Yves Berrard <[hidden email]> a écrit :
Le 28 mars 2015 18:52, Donat ROBAUX <[hidden email]> a écrit :

Petite lecture distrayante en ce WE de printemps.

http://www.estrepublicain.fr//edition-de-verdun/2015/03/27/verdun-le-gps-indique-une-rue

Le fameux "Oeuf de Pâques".
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